Construction Suisse toujours au plus haut
Edité par: le: 18/12/2007
La construction suisse toujours au plus haut

La construction en plein boom malgré les problèmes syndicaux [RSR]
28.11.2007 11:57
L'activité dans la construction est à son plus haut niveau depuis 17 ans en Suisse. Le chiffre d'affaires du secteur s'est inscrit à 12,6 milliards de francs entre janvier et septembre, soit 4% de plus qu'en 2006.
Les perspectives à court et moyen terme demeurent en outre globalement au beau fixe puisque les réserves de travail ont augmenté de 9,1% à 10,9 milliards de francs sur la période observée, a indiqué mercredi la Société suisse des entrepreneurs (SSE) dans un un communiqué.
Les entrées de commandes ont crû de 6,4% à 13,5 milliards. La branche est toutefois en cours de stabilisation à ce niveau élevé et son point culminant a déjà été franchi. Sur le seul troisième trimestre, les chiffres d'affaires se sont ainsi arrêtés à 4,75 milliards de francs, soit une vingtaine de millions de moins qu'entre juillet et septembre 2006.
Tassement dans logement
Dans la construction de logement, la SSE constate un «atterrissage en douceur». Le volume total a fléchi de 1,8% à 1,5 milliard de francs sur le trimestre, un phénomène plus vu depuis longtemps. Le génie civil est plus à la traîne, mais toujours dans la moyenne des quatre dernières années. Son chiffre d'affaires global se monte à 2,16 milliards de francs, en baisse de 3,3% sur un an. La SSE explique le recul surtout par la diminution de l'activité pour les nouveaux tunnels ferroviaires (NLFA). Dans la construction de sites industriels et artisanaux, le chiffre d'affaires du 3e trimestre (800 millions de francs/+9,2%) est à son plus haut depuis le début des années 1990. Mais les commandes sont en diminution, tout en restant au-dessus de leur moyenne pluriannuelle.
Rentabilité problématique
Le principal point négatif relevé par la SSE réside dans la rentabilité des sociétés, qui «demeure préoccupante». Le renchérissement des matières premières, acier en tête, et de l'imposition sur les transports et l'énergie (redevance poids lourds-RPLP et taxe sur le CO2) pèse lourdement. Construire coûte plus cher, mais la vive concurrence qui caractérise la branche empêche les sociétés de répercuter la totalité de l'inflation à laquelle elles sont confrontées sur le client final. Sur le front de l'emploi, la main-d'oeuvre à temps complet représentait 82'200 personnes à la fin septembre, personnel de chantier et technique confondus. Cela représente une hausse de 1% sur un an.
D'autres articles


